planche

Et la truite sauvage, elle se pose bien là : c'est moi.
Attention post super long, prend des BN.

Mes lardons,

La semaine dernière, je vous disais que j'avais rdv avec une dame d'une agence en communication interne et externe pour un test de compétence sur un logo et une plaquette.
Alors bon déjà, si tu es graphiste free-lance, note bien sur ton petit carnet (pas comme moi) qu'on ne fait jamais de test de compétence non rémunéré pour un boulot de free. Voilà, comme ça, il t'arrivera pas un plan loose supplémentaire comme il t'en arrive déjà bien souvent, espèce de tartifiole, même si tu as conclu oralement (parce que tu aimes bien te faire encroumer) avec la dame que le travail fourni ne sera pas utilisé à moins d'être acheté via une note de droit d'auteur cédant les droits de repro (tu suis ?).

Je reviens donc vers la dame une semaine plus tard avec 3 axes de logos (ci dessus) et une plaquette toute fraîche pêchée du matin. La dame subjuguée par tant de talent de l'allégorie du secteur informatique me dit : "j'aurais bien aimé vous dire que c'est de la merde (déjà, on sent bien la complexité "méandrique" du personnage), mais vraiment sur les 12 graphistes que j'ai contacté, vous êtes la seule à m'avoir rendu un travail de qualité. On va certainement travailler ensemble".
Oui parce que les gens ils aiment bien le travail propre et soigné et comme je colle rarement mes mickeys sur les tirages, ça tombe bien.

Bref je te montre la plaquette. Bon je sais tu préfères voir des illus, mais aujourd'hui est jour de charte graphique, alors si t'aimes pas ça tu repasseras demain:)


recto





verso


Bon, voilà avant que je parte, la dame m'a dit un truc que ma cervelle a épongé et a enfoui au plus profond d'elle même sans que je percute un seul instant... truc qui est ressorti sur le devant de mon lobe hier soir en mangeant des crêpes avec les coupains : "La prochaine fois, promis vous travaillerez sur un projet rémunéré."

Ce matin donc, me remémorant cette métaphore de l'entubage, je lui ai envoyé un mail :
"J’ai une petite question concernant la destination de ce test (logo/plaquette) effectué : le dirigeant de Machin est-il susceptible d’acheter le projet si tant est que celui ci lui plaise ? Ou gardera-t-il sa propre communication et ce test ne restera-t-il donc qu’à l’état de test comme prévu initialement ?"

*' Tention tout ce qui est écrit en vert et qui suit a été rajouté à la bouche par moi même.


Elle me répondit 2h après : "Pour répondre à votre question.

Comme je l’ai dit depuis le début, ce test qui va me permettre de choisir les personnes avec lesquelles je souhaite ensuite travailler a pour but d’aboutir, mais ne sera pas caution à facturation (tu crois quoi, que graphiste est un métier et qu'il mérite salaire ?)
Il est bien évident que je ne vous demande pas ce travail pour qu’ensuite Machin ne change pas d’identité visuelle et ne produise pas une plaquette.
Mais depuis le début, je crois avoir été claire quant au fait que ceux qui acceptaient ce défi ne seraient pas rémunérés et devraient aller jusqu’au bout pour un meilleur entubage.
La contre partie (parce que toi ta contre partie y'en a pas) étant de lancer mes boulots, sans plus m’appuyer sur un dossier ou seule la partie impression fera l’objet d’une facturation (ce qui n’est pas sûr encore)."

Réponse à laquelle je répondis (utilisation du passé simple pour une meilleure narration, tu l'auras remarqué) :

"Re-Bonjour,
Suite à votre réponse, je me permets de vous rappeler que lors de notre premier entretien lorsque vous m’avez demandé si je voulais bien passer ce test de compétence, je vous ai demandé si le travail fourni serait utilisé. Vous m’avez répondu que la société Machin était celle d’un ami et que le travail ne serait pas utilisé et qu’il n’avait valeur que de test.
J’ai donc été d’accord pour passer ce test de compétence non rémunéré (parce que je suis une grosse tarte) à condition que le travail fourni ne soit pas utilisé, pour moi l’évidence était là. J’ai passé un test de compétence qui à priori était positif pour ensuite peut-être devenir une de vos graphiste free lance, par contre, je n’ai pas dit oui à un appel d’offre non rémunéré (ce qui serait le comble pour un appel d’offre.)
Et là j’ai le regret de vous dire que effectivement votre propos n’a pas été bien clair, puisque à ce jour vous m’affirmez le contraire.  Vous avez lors de l’envoi de votre  premier mail parlé d’une certaine méfiance vis à vis des free lance avec lesquels vous pourriez collaborer, il en va de même pour moi  qui ait besoin d’éclaircissement sur les conditions de travail avec les agence avec lesquelles je pourrais travailler et c’est pour cela que je vous ai posé la question ce matin.

Par ce présent mail , je vous rappelle donc que le travail produit sur la société Machin et sur lequel je me suis investie 6 jours n’a valeur que de test et m’appartient selon les lois qui régissent le droit d’auteur et la propriété intellectuelle en France et qu’il ne pourra être exploité et reproduit quel qu’en soit le mode (impression,  web...) qu’avec mon accord écrit c’est à dire une cession de droit d’auteur et de reproduction en bon et due forme datée et signée et  ce contre rémunération à hauteur des simulations de devis que je vous ai fournis pour ce test de compétences."

Conclusion : Se faire entuber oui, mais pas trop quand même.

Ps : Ah oui et votez pour moi hein pour le festival Romans sinon punition générale !
Clique ici pour voter.